Rajeunir Sorel-Tracy

De ma Feuille de route pour le renouveau et la renaissance de Sorel-Tracy, il y a l’orientation : « Sorel-Tracy citoyen » avec un premier engagement : « Instaurer une politique jeunesse ainsi que les moyens afférents pour signifier aux jeunes qu’il y a un avenir pour eux (et éventuellement leur famille) à Sorel-Tracy, qu’il soit des natifs ou de passage, notamment comme étudiant au CÉGEP. Cette démarche sera confiée à un jeune professionnel de 30 ans ou moins, pour un mandat de 3 ans, non renouvelable. Lequel relèvera directement du directeur général de la ville de Sorel-Tracy. »


Ce qui m’avait le plus marqué lors de notre rencontre des anciens de Bernard-Gariépy, pour nos 40 ans, c’est que pour la grande majorité d’entre nous, l’avenir s’était dessiné ailleurs que dans notre ville natale. En fait, depuis trop longtemps, le principal produit d’exportation de la région de Sorel-Tracy, ce n’est pas le bioxyde de titanium de Rio Tinto QIT, c’est sa jeunesse. Avec comme résultat que plus de 50 % des emplois occupés dans la région de Sorel-Tracy le sont par des personnes qui n’y vivent pas.

Cela doit changer. Il faut que ce mouvement s’inverse. Mais inverser ce phénomène ne se fera pas du jour au lendemain. En ce domaine comme dans d’autres, cela prendra des années. Là comme ailleurs, il faut commencer par le commencement et cesser de se plaindre que notre population est stagnante à 35 000 habitants depuis des années et qu’il nous en faudrait 15 000 citoyens de plus, drette -là. Ça n’arrive pas comme ça.


De là, concrètement, mon engagement ci-haut. Il faut mettre les jeunes à contribution et directement au cœur de la prise de décision, avec une vraie « job » et un vrai plan d’action à mettre en œuvre. Je ne parle donc pas ici, d’un vague projet avec un emploi subventionné, avec un responsable jeunesse dans un bureau au sous-sol de l’Hôtel de Ville et que l’on entend (par opposition à écouter) le vendredi après-midi, en vitesse, à 16 h 15. Non, je parle d’un poste de type « cadre » pour une jeune personne qui a de l’ambition et qui veut faire avancer les choses.


Trop souvent, les plans jeunesse sont pensés, conçus, approuvés et mis en œuvre sur la base des souvenirs des auteurs, en décalage générationnel avec la réalité des jeunes et ils vont difficilement au-delà de la période "skateboard".


Ce qui est proposé, c’est qu’autour 30 ans, avec une solide formation académique, la personne responsable, une sorte de VP Jeunesse, pourra faire le pont entre ce qu’elle a récemment vécu et les exigences de la vie de jeune adulte. Bref, c’est un peu le mariage idéal entre la pratique de fraîche date, l’énergie et les rêves de la jeunesse, dans le cadre du réalisme d’une administration publique. Faisons entrer le loup dans la bergerie pour brasser la cage.


En fait, nous entrons de plus en plus au Québec et c’est déjà le cas à Sorel-Tracy, dans une société de vieux* ou la jeunesse sera une denrée rare. Il faut en prendre soin sinon, d’autres, ailleurs, le feront.


Finalement, cet engagement : « Sera un excellent tremplin pour nos jeunes qui désirent obtenir une expérience professionnelle de portée supérieure, en plus de favoriser le renouvellement et la rétention de la main-d’œuvre au sein de notre fonction publique municipale. »


Conclusion, cet engagement est du type gagnant-gagnant pour tout le monde à Sorel-Tracy.


Jocelyn Daneau

Candidat à la mairie de Sorel-Tracy


* Qu'est-ce qu'être un vieux? Bonne question !!! Que je ne saurais répondre mais dont mon vieux corps saurait témoigner.