Jocelyn Daneau à la mairie de Sorel-Tracy le 7 novembre 202

Chers lecteurs et chères lectrices, après réflexion et avec l’appui de ma famille et de mon entourage, je vous annonce que je serai candidat pour le poste de maire de Sorel-Tracy en novembre prochain.

Crédit photo : Manning Communication

Diplômé en économie de l’Université de Montréal (1984), j’ai occupé pendant 32 ans divers postes administratifs et économiques chez Hydro-Québec, une institution de classe mondiale parmi les meilleures de son industrie, où le travail d’équipe et le consensus sont des valeurs fondamentales de gestion. Ce que j’ai appris chez ce fleuron de notre économie, je souhaite maintenant en faire profiter la ville où je demeure et que j’aime.

Si ma vie professionnelle m’a éloigné de cette ville qui m’a vu grandir à une époque où elle rayonnait, j’y suis revenu quelques années avant ma retraite. Maintenant, c’est elle que je veux voir retrouver sa grandeur d’antan.


Ainsi, depuis mon retour en 2010, j’ai participé à notre vie publique comme chroniqueur au journal Les 2 Rives, au SorelTracy magazine puis sur différents blogues ainsi que comme animateur sur MAtv, IPIX.TV et CJSO. J’ai également été membre du conseil d’administration de la Fondation des amis de la bonne entente de Sorel-Tracy, du Comité des usagers de Pierre-De Saurel et président du conseil d’administration de la Société historique Pierre-de-Saurel, sans oublier mon implication avec feu Richard St-Germain dans Pont Sorel-Tracy-Lanoraie 2028.


Ces engagements m’ont amené à être candidat en 2017 au poste de conseiller municipal dans le quartier Richelieu de mon enfance. À la suite de cette expérience à la rencontre des citoyen(ne)s, où l’on apprend encore sur soi-même et son humilité, je me suis relevé en gardant foi en ma ville et ses habitants. J’ai donc repris ma marche, plus convaincu que jamais, que nous pouvons faire mieux comme communauté.


Si nous regardons le tout d’un point de vue historique, Sorel-Tracy comme toutes les villes du Québec, a été touché à partir des années 70 et 80 par des changements majeurs au niveau de nos structures économiques. Cela a entraîné à titre d’exemple, la fermeture définitive de Marine Industrie en 1986, des Aciers Atlas en 2004, etc. Ce faisant, toutes les municipalités ont dû revoir leurs modèles de développement socio-économique. Plusieurs l’ont fait avec succès tels Drummondville et Saint-Hyacinthe. D’autres comme Sorel-Tracy, sans parler d’échec, montrent de sérieux retards ; en témoigne notre Indice de vitalité économique* mesurant notre niveau de vie. Lequel nous positionne en deçà de la moyenne des villes du Québec, en continu, depuis plus de 20 ans. Pourquoi et comment avons-nous laissé faire une telle situation depuis si longtemps ? Chacun aura sa réponse, mais pour ma part, cela est inacceptable et ne peut plus durer.


Au tournant de l’an 2000, il y a eu une prise de conscience à l’effet que Sorel et Tracy devaient changer de direction. C’est l’époque de l’émergence d’initiatives porteuses comme la fusion, le virage écologique avec l’Agenda 21 local, le plan de relance de 21 M$ de Sylvain Simard, la construction de l’usine Alstom, le Parc éolien Pierre-De Saurel et de l’idée d’Écomonde. Malheureusement, pour diverses raisons, les responsables économiques et politiques de l’époque n’ont pas su rallier la population à la nécessité de tous ces changements. Tant et si bien que 2009 a marqué la venue d’une nouvelle administration à Sorel-Tracy avec l’élection de M. Réjean Dauplaise ; une bonne personne au style de gestion proche du peuple, qui en fait un exemple à suivre.


En 2013 est arrivé M. Serge Péloquin à la mairie de Sorel-Tracy, lequel a suscité énormément d’espoir en nous annonçant notamment l’avènement d’un concept inconnu même des économistes : « L’économie forte et réinventée ». Or, cela a essentiellement consisté à mettre tous nos œufs dans un même panier, celui d’Écomonde-Statera, et à jouer le tout pour le tout à quitte ou double.

Malheureusement, nous avons perdu et la perte en termes d’opportunités est supérieure aux seules installations de Statera, notamment par la mise sur pause pendant des années et encore jusqu’à tout récemment, de tout notre développement socio-économique (ex. : départ dans l’indifférence non pas pour la Chine, mais vers Brossard de 350 emplois de GE, centre-ville historique laissé à l’abandon). En bout de piste, Statera pourrait se révéler la perte financière la plus importante de toute l’histoire de Sorel-Tracy, avec un déficit accumulé estimé à plus de 4 M$ **.


À titre illustratif, si on ramenait ce 4 M$ en proportion du budget de la ville de Montréal, on parlerait d’un gouffre financier astronomique estimé à 395,9 M$. Par comparaison, le scandale en 2017 de la course de Formule électrique de Denis Coderre, alors maire de Montréal, a généré un déficit de 13,6 M$ ; sur cette base, le déficit de Statera serait de 29 fois supérieur à celui de la Formule électrique.


Nous aurons l’occasion dans les semaines qui viennent de tracer le bilan global des années Péloquin. Mais d’ores et déjà, l’absence de résultat probant de même qu’un style de gestion diviseur nuisant à notre réputation imposent un titre : « Chronique des espoirs déçus ».

En ce début de précampagne électorale, considérant la pandémie, posons-nous la question : « Sommes-nous mieux aujourd’hui et plus fiers de notre ville qu’il y a huit ans ? » J’en suis venu à la conclusion à la suite de mes discussions avec plusieurs d’entre vous, que nous stagnons et qu’il faut faire quelque chose. Ainsi, à partir du 7 novembre 2021, nous devons nous remettre en marche et privilégier notre vivre ensemble sous l’angle de « Sorel-Tracy, ville-centre mobilisatrice pour tous ».

Avec l’équipe de citoyens et de citoyennes qui prend forme afin de m’aider, nous aurons bientôt l’occasion de vous exposer notre vision de l’avenir et les moyens afférents à mettre en œuvre pour la réaliser. Cela ne sera peut-être pas spectaculaire ou flamboyant, mais le tout sera efficace et ancré dans ce que nous sommes.

Après des années de surplace, il est devenu impératif de nous remettre sur le chemin de la victoire ; de redevenir un « club gagnant », un endroit où porter le « chandail Sorel-Tracy » sera un honneur et un objet de fierté. De là, mon engagement de ce jour.


J’espère donc que nous pourrons, ensemble, former une équipe pour enfin mettre en œuvre le renouveau de la ville de Sorel-Tracy, pour une vie meilleure chez nous.

Merci.


Jocelyn Daneau, 450-517-6287, contact@daneau2021.org


* Institut de la statistique du Québec


** Estimation personnelle en date du 27 février 2021. Sources d’information diverses. Le Regroupement indépendant pour la relance économique de la région de Sorel-Tracy (RIRÉRST), responsable de Statera, ne publie pas ses États financiers.